Cette semaine dans la blogosphère: un début en force!

La lecture des premiers billets de blogue d’un nouveau groupe d’étudiants demeure un moment que je trouve agréablement fascinant, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que j’apprends à connaître vos intérêts en lien avec le cours; ensuite, parce que j’apprends à vous connaître en tant que blogueurs, à travers un lien beaucoup moins direct qu’en classe; et finalement, parce que je lis régulièrement des réflexions qui apportent des contributions enrichissantes aux discussions ayant eu lieu en classe. En ce début de session, ma lecture de vos blogues s’est révélée particulièrement agréable. En fait, considérant la quantité de petites perles que j’ai eu le plaisir de lire, je tiens à vous dire que c’est un des plus beaux débuts de session que j’ai eus en tant que professeur-blogueur (et pour ceux qui pensent que je dis ça chaque session, n’hésitez pas à parcourir mes entrées antérieures… Vous verrez que c’est faux).

Afin d’apprendre à vous connaître mutuellement, je vous invite bien entendu à lire les blogues de vos pairs. La section « blogues de mes étudiants actuels » a été mise à jour avec vos adresses. Entretemps, voici un tour d’horizon rapide (et fort restreint) de ce qui s’est dit cette semaine.

Certains d’entre vous se sont immédiatement lancés dans des réflexions sur divers discours médiatiques, ce que je trouve franchement intéressant à ce stade de la session, puisque ces billets annoncent souvent des discussions qui auront lieu dans des cours à venir. C’est le cas de jmrudent qui, à travers l’analyse de THX 1138 de George Lucas, présente une description sommaire des sociétés disciplinaires, notion qui nous occupera durant la deuxième moitié de la session. Dans la même veine, richardrabillon offre une analyse de Fight Club, de David Fincher, qui met la table pour les cours à venir, durant lesquels nous allons discuter de la société de consommation. Dans un billet fort original, thomquebec présente pour sa part la notion des discours « transmédia » — un ajout intéressant aux discussions que nous avons eu en classe au sujet de l’accessibilité des discours artistiques et culturels. Je vous invite également à lire axellesourisse, qui questionne notre rapport aux réseaux sociaux.

Il n’est pas rare, en début de session, que le cours sur la reproductibilité de l’œuvre d’art occupe une place importante dans la blogosphère. Chaque session, je lis des interprétations à la fois fascinantes et originales des idées dégagées par Walter Benjamin. Dans cette veine, je vous invite à lire le blogue hebdomedia, qui propose une belle lecture de la notion de l’art telle qu’elle s’applique aux graffitis et au « street art ». Le blogue mediaburning s’aventure également dans une lecture contemporaine du texte de Benjamin et de ses enjeux, cette fois en se centrant sur la numérisation des œuvres. Richard Lupien, pour sa part, tient un discours à la fois très intéressant et fort bien développé sur la notion de l’aura. Simondesc et khoolz se penchent sur différents aspects liés à la reproduction des œuvres. Et, finalement, deginetdetonic offre un questionnement approfondi et fort bien articulé sur certains enjeux contemporains qui ressortent du fameux texte de Benjamin.

D’ailleurs, je désire attirer votre attention sur l’introduction de ce dernier blogue, que j’ai trouvée à la fois captivante, pittoresque, et tout à fait à propos dans le cadre de ce cours. En y lisant « Il y a mes collègues de classes – je m’y inclus aussi – qui envoient des messages texte pendant les cours », je n’ai pu m’empêcher de sourire en repensant à l’image ci-bas, qui a circulé récemment sur Facebook, et qui fait un point intéressant sur la perspective de l’enseignant qui — même si on ne s’en rend pas compte — voit tout (*)…

Sur ce petit clin d’œil, je vous souhaite une excellente semaine et vous encourage à continuer dans cette voie. La session s’annonce enrichissante!

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(*) D’ailleurs, cette lecture m’a aussi fait réaliser que je n’ai pas présenté ma propre vision quant à l’usage des technologies de la communication en classe. Si certains de mes collègues choisissent de bannir les appareils/ordinateurs portables de leurs salles de classe, une décision que j’ai souvent contemplée, je suis d’avis que l’étudiant est le principal maître de son apprentissage et de sa réussite. Ultimement, bien qu’il ne coûte rien de texter ou de skyper, le faire dans une salle de classe universitaire m’apparaît néanmoins un choix passablement dispendieux. Tout d’abord parce que vous payez pour votre présence en classe, et ensuite parce que, par une expérience éprouvée, je peux garantir que cette pratique tend à se répercuter sur les notes…

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A propos The Prof

Un professeur de communication et de cinéma qui s'initie au merveilleux monde du blogue pédagogique dans le cadre de plusieurs de ses cours.
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