Nouvelle direction pour les pubs de American Apparel?

Un petit billet-express avant de commencer ma journée:

Je suis tombé sur une pub réalisée par Tony Kelly pour le compte de American Apparel, et j’ai été non seulement ébloui par sa facture esthétique franchement incroyable, mais en plus j’ai été agréablement surpris par le délaissement des codifications habituelles propres à cette compagnie de vêtements. En effet, alors que les pubs de American Apparel flirtent souvent avec diverses formes d’esthétiques porno, celle-ci laisse de côté les femmes dénudées et infantilisées pour nous présenter, en ralenti, deux enfants qui expriment une forme d’opposition entre le principe de réalité et le principe de plaisir. Alors que l’un des deux parle au téléphone et se donne un air sérieux, l’autre effectue une chorégraphie de break dancing plutôt épatante. Conséquemment, plutôt que de tisser un lien plutôt obscure entre la porno amatrice et les vêtements de marque American Apparel, cette pub montre que les vêtements en question conviennent à diverses sphères de la vie courante. Un lien plus simple, direz-vous, mais beaucoup plus sain.

En lisant le billet de blogue blogue de Wassup Litteracy sur le clip musical, je me suis dit qu’il serait effectivement pertinent d’aborder des discours médiatiques comme la pub et le clip dans notre cours. Ces discours, qui empruntent souvent des codes propres au cinéma pour mieux se les réapproprier, méritent une attention que je vous promets de leur accorder dans les semaines qui viennent.

Bon visionnement et bonne fin de semaine (et bon cours tantôt)

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Patrick Lagacé et la société de consommation

À mes étudiants qui ont aimé la lecture et le cours sur La société de consommation de Jean Baudrillard: je viens de prendre connaissance d’une série d’articles écrits par le chroniqueur Patrick Lagacé, du quotidien La Presse, qui commente la relation entre les québécois, l’argent et la consommation. Je vous invite à lire les articles ici, et à ne pas vous gêner pour les commenter sur vos blogues respectifs.

Bonne lecture!

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Cette semaine dans la blogosphère

Encore une semaine faste au sein des blogues de mes étudiants. Je suis particulièrement impressionné à la fois par la diversité des sujets abordés et les réflexions critiques effectuées.

Au chapitre des billets se rapportant au contenu du cours, je note entre autres le billet de zz0912, qui réfléchit au texte La société du spectacle de Guy Debord; tracypao00 propose aussi un commentaire sur le texte de Debord, tout comme liaohualong. Benoitc, pour sa part, propose un questionnement intéressant sur La société de consommation de Jean Baudrillard.

Les billets portant sur des sujets en marge du cours on été nombreux cette semaine. J’ai trouvé intéressant de lire les réflexions diamétralement opposées sur la saint-Valentin, effectuées par camilled et cedricpoirier. Prettylittleblogueuse propose pour sa part un questionnement fort pertinent sur l’éducation en tant qu’objet de consommation. Finalement, je vous invite à lire la réception originale du film Paris, Texas effectuée par imary, ainsi que la réponse très lucide de luciehassany aux réflexions effectuées par certains étudiants chinois sur l’application des théories vues en classe aux systèmes communiste et capitaliste.

Sur ce, je vous souhaite une belle semaine! Lisez-vous les uns les autres!

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Cette semaine dans la blogosphère

Les billets écrits par mes étudiants du cours de médias de masse se sont avéré extrêmement diversifiés cette semaine, ce qui me plaît beaucoup. Plusieurs billets ont attiré mon attention et ce, tant par la biais de leur habileté que par l’originalité de leur propos.

Au chapitre des billets portant directement sur le contenu théorique du cours, je note la réflexion sur la société de consommation effectuée par milliewmmwang, une réflexion qui déborde amplement des textes discutés pour aborder Marx et Marcuse, des penseurs fort influents pour Adorno, Horkheimer, Debord et Baudrillard. Je veux aussi souligner le billet de luciehassany qui effectue une synthèse fort adéquate de sa lecture de La société du spectacle. Et finalement, je vous invite tous à lire le billet de jialiang901021, qui n’hésite pas à remettre en question l’aspect alarmiste des pensées issues de l’école de Francfort.

Parmi les billets liés à l’actualité, je tiens à noter la réflexion de camilled23, effectuée en marge des déclarations incendiaires du sénateur Pierre-Hughes Boisvenu, qui ont amplement fait jaser récemment; j’ai aussi trouvé exceptionnellement originale la réflexion de wassup litteracy au sujet de la vague de froid qui sévit en Europe et, surtout, de sa récupération par les médias français; finalement, je trouve que la réflexion de ludodupuis au sujet de l’usurpation d’identité en ligne ouvre la voie à des discussions fort intéressantes sur nos interactions avec le Web.

Au chapitre des billets portant sur des sujets originaux, et habilement reliés au cours, je note le billet de prettylittleblogueuse au sujet de la perception que nous nous faisons de l’éducation et de la mission de l’école; je vous invite aussi à lire le billet de imary et à visionner l’excellent film d’animation qu’elle commente: il illustre de façon intéressante le contenu des séances de cours des dernières semaines!

Sur ce. bonne fin de semaine à vous tous, et au plaisir de vous lire!

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Cette semaine dans la blogosphère

Pour cette deuxième semaine dans la blogosphère, mes étudiants ont poursuivi des réflexions fort intéressantes liées au contenu du cours et à des questions parallèles. Voici quelques billets qui ont attiré mon attention:

Le texte L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique a continué d’alimenter la réflexion de plusieurs blogueurs. Parmi eux, je note imary, qui questionne de façon fort pertinente la présence de l’aura dans l’art et les installations numériques.

Plusieurs autres blogueurs se sont adonnés à des remises en question de divers médias et contenus médiatiques qui font partie de notre quotidien. Je note entre autres tracypao00, qui problématise nos interactions avec Facebook; wassup litteracy aborde la médiatisation du sport, qui devient un spectacle (cette réflexion est fort pertinente en lien avec le prochain cours!); finalement, gregrichet aborde la question de l’obsolescence programmée, un sujet fort intéressant qui est très étroitement en lien avec le contenu du cours.

Sur ce, j’encourage tous les étudiants blogueurs à poursuivre leurs réflexion originales et en lien avec le contenu du cours. Bonne semaine!

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American Horror Story, ou histoire de l’horreur américaine

Je termine bientôt la première saison de American Horror Story et il me vient l’envie irrésistible d’en offrir des pistes de réflexion analytique. Après tout, je demande à mes étudiants d’effectuer des analyses de discours mass-médiatiques, mais il est plutôt rare que je m’adonne à de tels billets sur ce blogue, trop occupé que je suis à décortiquer les diverses absurdités qui marquent notre paysage médiatique. Voici donc le prof de cinéma en moi qui s’exprime…

Au cours des premiers épisodes, je trouvais que la série s’amusait à jouer avec les codes narratifs du cinéma d’horreur, et je trouvais intéressante l’idée d’étirer sur 12 épisodes de 45 minutes des thèmes, des motifs et des stratégies narratives qui se déploient habituellement au sein d’un film de 90 à 120 minutes. En effet, tous les codes du film d’horreur sont là: la luxueuse maison hantée et/ou décrépite, qui représente la déchéance de l’ordre bourgeois; le protagoniste psychiatre, qui assure aisément la présence de la folie au sein du récit; l’adolescence et le tumulte des hormones qui l’accompagne; la primauté des comportements dits normaux (monogamie, hétérosexualité matrimoniale, etc.); la féminité et la maternité comme source d’horreur; l’incarnation du monstre dans tout ce qui échappe à la normalité et à l’ordre du rationnel (l’enfance, la féminité, la difformité, bref tout ce qui représente une forme d’altérité); les éléments rappelant la futilité des répressions excédentaires et assurant le retour du réprimé (*)… En somme, au cours de ces premiers épisodes, le cinéphile en moi était très intéressé par cette démonstration de ce qui constitue l’horreur au cinéma. Mais je me demandais où tout cela allait mener, et surtout quel serait le but de l’émission.

Ce n’est qu’au neuvième des douze épisodes que j’ai compris que la série situait l’horreur au-delà des codes narratifs conventionnels propres au genre. En effet, outre la présence de tout ce que j’ai mentionné ci-haut, et qui se rapporte à la construction habituelle du récit cinématographique d’horreur, American Horror Story fait des références évidentes et récurrentes à des phénomènes sociaux/culturels qui sont eux-mêmes porteurs d’une part importante de l’horreur et de son déploiement. Je mentionne souvent en classe l’exemple de l’émission Six Feet Under, qui semblait avoir pour objectif de rassembler les tabous les plus puissants de la société américaine afin de les offrir au téléspectateur, le tout pour le confronter à leur futilité. Selon moi, c’est dans cette veine que l’émission American Horror Story tente de mettre en relief une forme d’horreur sociale, campée au sein des tabous les plus puissants, et qui se situe au-delà des sources d’horreur cinématographique conventionnelles: pour montrer que l’horreur se situe aussi du côté de la normalité ou, plutôt, de l’inexistence de la normalité.

Je donne donc ici quelques exemples de ce que j’avance, gardant bien entendu à l’esprit que certains de mes lecteurs n’ont pas encore vu la série en question. Je ne dévoile donc (presque) aucun élément qui gâcherait le suspense pour le futur spectateur en vous…

– La famille dysfonctionnelle: Je mentionnais Six Feet Under précédemment… La charge dramatique de cette série reposait sur les profonds dysfonctionnements de la famille Fischer. American Horror Story propose aussi cette thématique au sein des deux familles qui y sont représentées. Cette représentation de l’environnement familial va bien entendu à l’encontre des représentations de familles idylliques qui peuplent les discours culturels populaires. Les familles dépeintes sont source de malaises profonds pour le spectateur. Bien que déployée fort différemment qu’au sein de la série Six Feet Under, la thématique de la famille dysfonctionnelle se veut néanmoins le tremplin vers plusieurs autres sources d’horreur au sein de American Horror Story…

– L’adolescence: Les films d’horreurs mettent généralement en scène des adolescents et ce, particulièrement depuis l’avènement du « slasher film » (Texas Chainsaw Massacre, Friday the 13th, etc.). Les adolescents y sont généralement présentés comme des jeunes qui cherchent à faire la fête, à s’éclater, à boire de la bière et à forniquer. Dans American Horror Story, l’adolescence est présentée bien autrement; elle est présentée comme le lieu d’importants tourments psychiques, que ce soit l’intimidation, le sentiment d’incompréhension, la dépression, et même les pulsions suicidaires. Ici, l’horreur se situe dans la réaction des parents face aux bouleversement adolescents…

– La tuerie dans l’école: Source de traumatismes sociaux importants, les tueries ayant eu lieu dans des établissements scolaires (aux États-Unis comme au Canada) marquent l’imaginaire de par leur aspect inexplicable. American Horror Story relie cette thématique à la famille dysfonctionnelle et, surtout, à l’adolescence troublée, confrontant le spectateur à l’inexplicable d’un fait bien réel. Je n’en dis pas plus pour ne pas nuire au visionnement des non-initiés…

– L’avortement: Un tabou extrêmement puissant aux États-Unis, la question de l’avortement (et même de l’avortement clandestin) vient confronter le spectateur à une autre source d’inconfort et d’horreur. Entrer dans le détail ici risquerait encore une fois de gâcher l’écoute pour ceux n’ayant pas vu la série. Je me limite donc à ce qui suit: au cours des premiers épisodes, je trouvais l’approche de la question plutôt conservatrice (par l’entremise du générique, lui-même horrifiant dans son exploration de l’avortement); à mi-chemin, disons simplement que la série situe l’horreur non pas dans l’avortement, mais dans le tabou qu’il constitue, ce que je trouve extrêmement intéressant au plan idéologique.

– Le rêve de gloire et de célébrité: Thématique fort exploitée au cinéma, de Sunset Boulevard (Wilder, 1950) à Mulholland Drive (Lynch, 2001), le rêve de gloire et de célébrité se présente dans la série comme source de malheurs pour quelques-uns des personnages. Dans chacun des cas, ce n’est pas tant la recherche de gloire elle-même qui est source de malaise et d’horreur, mais plutôt ce que les personnages sont prêts à faire ou à sacrifier pour y parvenir. Ici, ce sont les valeurs sociales et culturelles légitimant la recherche de célébrité qui mènent le spectateur de American Horror Story vers une rencontre avec un discours narratif empreint d’horreur.

Bref, la liste ci-haut ne recense que quelques exemples de liens pouvant être effectués entre la série et une forme d’horreur découlant non pas de codes narratifs figés et hautement symboliques, mais de thèmes et d’actions ayant des liens directs avec les valeurs sociales et culturelles américaines. Sans être une émission aussi originale et radicale que Six Feet Under ou même Twin Peaks, il reste que American Horror Story m’a agréablement surpris par son propos et son exploitation de l’horreur.

J’invite bien entendu ceux ayant vu l’émission à commenter, compléter ou questionner ma réflexion.

(*) Pour les cinéphiles et les étudiants de cinéma, le court résumé des codes liés au film d’horreur ici présenté est tiré du texte An Introduction to the American Horror Film de Robin Wood, dont vous pouvez lire une copie ici. Pour tout ce qui touche la féminité, la maternité et la sexualité féminine comme source d’horreur, voir l’incontournable Men, Women and Chainsaws de Carol J. Glover (trouvable ici).

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Cette semaine dans la blogosphère…

Pour la première fois depuis que je blogue avec mes étudiants dans le cours de communication de masse, j’enseigne à un nombre d’étudiants beaucoup plus important; j’avais bien hâte de voir comment cela se traduirait sur les blogues étudiants. Les premiers billets publiés cette semaine m’ont montré que l’exercice fonctionne aussi bien dans un groupe de 15 étudiants que dans un groupe de 40. En effet, la session est très bien partie!

Certes, l’actualité médiatique (plus spécifiquement les projets de loi PIPA et SOPA, la fermeture du site MegaUpload, ainsi que les diverses réactions face à ces événements) a largement contribué à nourrir les réflexions des blogueurs étudiants. Ainsi mes étudiants ont-ils questionné l’avenir de la distribution de contenus en ligne, les problématiques fort diversifiées des projets de loi cités, la confidentialité en ligne (moins reliée aux événements cités mais directement reliée à l’interaction entre l’individu et le Web), et même la circulation d’images aux allégations discutables ayant fait suite à cette semaine mouvementée…

Aussi, comme nous avions discuté du texte L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique en classe, j’ai eu la chance de lire un bon nombre de billets portant sur ce texte et, à ma grande satisfaction, je constate qu’il a été très bien compris malgré sa complexité. Parmi les billets portant sur ce texte, je tiens à noter l’originalité de prettylittlebloguese, qui se sert de la notion d’aura pour traiter d’une forme de modification cosmétique plutôt inusitée; je tiens aussi à souligner la réflexion de Wrath of the Dreamer, qui contextualise la question de l’aura à l’ère du numérique en affirmant que « s’il a bien une chose que la machine ne peut pas faire (encore) c’est créer » (une réflexion qu’on retrouve aussi chez luciehassany); et finalement, buzzbombshell présente une réflexion sur l’aura dans le cadre de l’art traditionnel chinois. Et ce ne sont que quelques exemples des réflexions fort intéressantes que j’ai eu la chance de lire sur le texte de Benjamin…

Finalement, je tiens à souligner la belle réflexion de Kri3k’c sur le film Opération lune, visionné en classe, ainsi que le regard posé par Ghost yu sur une publicité pour le moins originale…

Sur ce, je vous souhaite à tous une belle fin de semaine, et je vous dis: continuez sur cette voie! Notre session dans la blogosphère sera décidément fort intéressante!

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Le piratage de la démocratisation

Chaque fois que je donne le cours de modèles théoriques de la communication de masse, l’actualité me gracie d’une abondance de sujets à discuter en classe. Aujourd’hui ne fait pas exception.

Demain j’enseigne le texte « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », dans lequel Walter Benjamin exprime une certaine dose d’optimisme envers la capacité démocratisante de la photo et du cinéma, y voyant la possibilité pour les masses d’apparaître. Le texte date des années 1930: bien entendu, nous savons aujourd’hui que les masses ne sont pas apparues, et surtout pas dans le cinéma hollywoodien. Les masses sont plutôt restées du côté de la réception médiatique, pendant que les intérêts corporatistes s’occupaient de choisir pour elles le contenu médiatique qui lui conviendrait. Du moins était-ce le cas avant l’ère du Web.

Dans un billet datant d’il y a quelques années, je mentionnais au passage comment c’est le web qui a enfin permis aux masses d’apparaître, et comment des médias sociaux tels YouTube incarnaient la démocratisation médiatique décrite par Benjamin. Aujourd’hui nous avons assisté à un mouvement d’inquiétude devant le danger qui guette cette démocratisation du Web, danger représenté par deux projets de loi en attente d’approbation aux États-Unis.

Poussés par le lobby de l’industrie du divertissement, ces deux projets de loi visent entre autres à donner au gouvernement américain la capacité de bloquer certains sites et contenus étrangers, une capacité que je qualifie personnellement — et je ne suis pas le seul — de censure. Les instances légiférantes américaines jouent avec le feu, selon moi; la sacro-sainte liberté d’expression américaine, qui tient de l’utopie plus que de la réalité, serait sérieusement compromise par de telles lois. Et tout ça pour empêcher le téléchargement de musique et de films piratés qui, eux, trouveront le moyen de se rendre jusqu’aux ordinateurs de ceux qui les cherchent. En somme, personne n’est inquiet de ne plus pouvoir télécharger le dernier épisode de la série du moment; tout le monde est inquiet des dommages collatéraux pouvant résulter de cette tentative désespérée…

Mais bon, beaucoup a déjà été dit sur cette facette du débat. Voici donc le moment venu pour moi d’effectuer mes propres extrapolations.

Le plus ridicule dans cette histoire, c’est l’incapacité totale et flagrante des corporations à faire preuve ne serait-ce que d’un tantinet d’innovation. Le numérique repose sur la reproduction perpétuelle de l’information: toute ligne de code tentant de bloquer une information peut être contournée par une autre ligne de code. L’approche du genre « on-tente-de-tout-contrôler-au-point-où-on-perd-le-contrôle » reste donc la plus grande erreur de l’industrie. Et pourtant, le numérique (notamment le Web) offre des possibilités de diffusion incroyables à ceux capables d’innovation, que ce soit dans le monde du cinéma, de la littérature ou de la musique — parlez-en à Guillaume Déziel! Il est donc temps pour l’industrie du divertissement de sérieusement repenser son modèle d’affaire! Car ce n’est pas le cinéma hollywoodien ou la musique de Lady Gaga qui est mise en péril par le piratage; c’est plutôt la capacité démocratisante du Web qui est en jeu!

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Obi-Wan Kenobi et l'envers de la médaille médiatique

Dans le contexte international actuel, marqué par des tensions croissantes entre les pays occidentaux et l’Iran, je trouve intéressante cette parodie journalistique relatant la mort de Obi-Wan Kenobi d’un point de vue impérial.

Le site web, qui semble avoir été mis en ligne suite à la mort de Oussama Ben Laden, présente Obi-Wan Kenobi comme un terroriste dont l’assassinant se veut une victoire pour la liberté et l’émancipation de l’ordre établi. En considérant les biais et les valeurs inhérents aux médias sous toutes leurs formes, tels que nous les avons discutés en classe hier, le site web se veut un très habile exercice de remise en question de l’information telle qu’elle nous est relayée par les discours médiatiques. Tout en évitant les pièges des théories du complot, le faux article montre que tout fait relayé présente un envers, un point de vue autre qui nous échappe et qui a le potentiel de profondément bouleverser notre perception. Ainsi, du point de vue de l’empire galactique dont Darth Vader se présente comme le vaillant défendeur, la mort de Kenobi représente une victoire, et les faits que nous connaissons s’en trouvent réarrangés pour rendre l’histoire à la fois crédible et héroïque. Bref, le tout a de quoi faire réfléchir à la crédibilité que nous accordons aux médias…

J’invite donc mes étudiants à lire attentivement l’article, et à le comparer avec les faits tels qu’ils sont relatés dans le film Episode IV – A New Hope de la saga Star Wars. Vous constaterez qu’il y a toujours moyen de présenter un fait à partir de plusieurs points de vues.

Bonne lecture!

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L’humour au service de la littératie visuelle

À l’ère des idéaux inaccessibles, des canons de beauté complètement irréels, et du flux incessant d’images qui transmettent le tout, je trouve complètement amusant ce vidéo qui ridiculise l’univers de la pub de mode. Dans une perspective de littératie médiatique, et plus spécifiquement de littératie visuelle, le vidéo s’avère d’autant plus intéressant par le fait qu’il transforme en produit cosmétique le principal outil servant à rendre inaccessibles et irréels les idéaux transmis par les images médiatiques.

En plus d’être humoristique et satirique à souhait, ce vidéo incarne selon moi un exemple fort intéressant de discours permettant de développer une meilleure capacité à critiquer et remettre en question les images dominantes.

Bon visionnement!

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